Fork me on GitHub
… ou une occasion d’apprendre

Git, une petite introduction

Posté le 6 mai 2008 à 12:47

Après la migration de Ruby on Rails depuis Subversion vers Git, un grand nombre de plugins ont suivi ce chemin (y compris Globalize dont la migration est aussi effective). Si, dans un premier temps, je n’étais pas très chaud pour utiliser ce gestionnaire de source, l’ouverture de GitHub et un petit peu de pratique m’ont fait réviser mon jugement (sans oublier le fait qu’il y a maintenant une solution facile d’installation sous Windows). Je ne vais pas débattre du choix de Git plutôt que Mercurial ou un autre gestionnaire de la même famille, ni du bien fondé d’abandonner Subversion. Un mouvement est initié dans la communauté Rails, ce n’est sûrement pas un hasard, alors essayons d’en comprendre les avantages et d’en profiter s’ils nous conviennent.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je rappelle que je découvre Git actuellement, et que cet article peut contenir des imprécisions, voir quelques âneries (ne pas hésiter à me les signaler). Cependant, il ne contient aucun Troll, ce n’est pas parce que je décris quelques choses que je prétends que c’est la solution parfaite ou qu’elle n’est pas disponible ailleurs, c’est simplement un choix.

Git ?

Linus Torvalds, créateur de Linux, a commencé l’écriture de Git en avril 2005 afin de remplacer le logiciel BitKeeper. Cet outil propriétaire étais utilisé jusque là pour la gestion des sources du Kernel Linux, jusqu’à ce que la possibilité d’utiliser gratuitement le logiciel soit révoqué par son auteur, Larry McVoy (les raisons de cet événement sont assez controversées, je n’entrerais donc pas dans les détails ici). La première version a été publiée le 7 avril 2005, en juillet Linus annonçais que le Kernel serait dorénavant développé avec Git et que la maintenance de ce nouvel outil était confié à Junio Hamano. La première version stable (1.0) est quant à elle sortie le 21 décembre 2005.

Git fait partie de la famille des gestionnaires de sources décentralisée, tout comme BitKeeper ou Mercurial par exemple et au contraire de Subversion ou CVS. Le principe consiste à permettre à chacun de travailler à son rythme, de façon désynchronisée des autres, puis d’inclure leurs modifications dans son travail et mettre les siennes à leur disposition. Un dépôt de référence est en général défini (par convention, pas pour des raisons techniques), depuis lequel chacun peut partir afin de faire ces développements, avant de les y faire éventuellement intégrer.

Comment ça marche ?

La plupart des distributions Linux doivent contenir un package avec Git, sinon vous pouvez le télécharger et le compiler vous-même (je ne vais pas entrer dans les détails, si vous devez le faire, c’est que vous êtes un grand garçon ou une grande fille ;-)). Sous Windows il existe MSysGit, celui-ci permet d’installer tout ce qu’il faut pour que ça marche (vous aurez une console comme avec CygWin et un outil GUI), lisez bien les informations lors de l’installation afin de faire les choix qui sont le mieux adapté à votre utilisation (en cas de doute choisissez la solution la moins intrusive pour votre système).

Avant toute chose, une petite opération simple de configuration afin de vous identifier correctement lors de vos commit. L’option –global permet de définir ces informations pour tout votre système, si vous utilisez les mêmes commande dans un dépôt sans cette option vous pouvez définir un nom et une adresse spécifique pour celui-ci. Vérifier que tout est en ordre avec l’option get.

$ git config --global user.name "Yann Lugrin"
$ git config --global user.email "yann.lugrin@..."
$ git config --get user.name
Yann Lugrin
$ git config --get user.email
yann.lugrin@...

Pour créer un nouveau dépôt, rien de plus simple. Déplacez-vous dans le répertoire de votre application (ou créez-en un) et tapez la commande suivante :

$ cd ./MyApp
$ git init
Initialized empty Git repository in .git/

Comme vous pouvez le constater, votre répertoire de travail et votre dépôt ne font qu’un, vous allez donc commiter toutes vos modifications en local. Nous verrons plus tard (avec GitHub) comment utiliser un dépôt distant. Mais attention, dans tous les cas vous aurez cette configuration, vous n’enverrez jamais vos modifications directement vers un autre dépôt.

Petite précision sur les commandes, une commande notée git init est un « proxy » vers la commande git-init, si vous voulez de l’aide sur une commande, utilisez cette seconde notation avec man afin de l’obtenir.

$ git status
# On branch master
#
# Initial commit
#
nothing to commit (create/copy files and use "git add" to track)

Notre dépôt est créé, mais ne contient naturellement encore rien.

$ touch README
$ git status
# On branch master
#
# Initial commit
#
# Untracked files:
#   (use "git add <file>..." to include in what will be committed)
#
#       README
nothing added to commit but untracked files present (use "git add"
to track)

$ git add README
$ git status
# On branch master
#
# Initial commit
#
# Changes to be committed:
#   (use "git rm --cached <file>..." to unstage)
#
#       new file: README
#

Le fichier README est créé, noté que nous avons dû explicitement l’ajouter avec la commande git add et qu’il existe également les commande git rm et git mv.

$ git commit -a -m "Initial commit"
Created initial commit b3037e7: Initial commit
0 files changed, 0 insertions(+), 0 deletions(-)
create mode 100644 README

$ git status
# On branch master
nothing to commit (working directory clean)

$ git log
commit b3037e7f45f65d1003eada3248e8541f459085ac
Author: Yann Lugrin <yann.lugrin@...>
Date:   Mon May 5 15:29:01 2008 +0200

    Initial commit

L’option -a pour la commande git commit permet de tout envoyer, l’option -m permet d’écrire un commentaire. Si vous ne la spécifiez pas, l’éditeur par défaut du système sera ouvert afin de vous permettre de le faire. On peut ensuite vérifier le résultat avec la commande git log.

Si vous êtes un utilisateur de SVN, vous pouvez jeter un œil à ce guide afin de faire le pont avec les commandes de Git. Vous pouvez aussi lire la Cheat Sheet (SVG, Medium PNG, Large PNG).

Ceci était une introduction basée sur ma courte expérience, dans le prochain article je parlerais de GitHub, un service d’hébergement pour Git. Si vous avez des compléments d’informations à donner sur Git elles sont les bienvenues.

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4 Responses to “Git, une petite introduction”

  1. Thibaud Guillaume-Gentil

    Bonne nouvelle, je vais pouvoir suivre Globalize sur GitHub, well done! :-)

  2. Yann Lugrin

    Et le suivi pour Rails 2.1 devrais mieux se passer, j’attend juste la confirmation de l’initiateur original de Globalize pour tout mettre sur GitHub. Je suis prêt, j’ai un fait un test, tout est bien importé.

  3. Sans savoir… » GitHub, vos dépôts distants pour Git

    [...] article fait suite à mon introduction à Git, si vous ne connaissez pas ce système de gestion de source, je vous conseille de la lire en [...]

  4. Yann Lugrin

    C’est fait, Globalize est ici :

    http://github.com/yannlugrin/globalize/tree/master

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