… ou une occasion d’apprendre

Séminaire sur les liens sponsorisés

Posté le 24 février 2007 à 22:34

Ce vendredi 23 février a eu lieu à Genève, bâtiment de la TSR, un séminaire intitulé “Performance web : encore meilleure avec les liens sponsorisés” organisé par Dynamia, dont j’ai déjà eu l’occasion de suivre un des événements en fin d’année sur le “Web 2.0″.

J’essaie depuis quelques temps de mettre à jour mes connaissances sur le référencement et l’e-marketing entre autre par la lecture de quelques blogs intéressants sur le sujet, tel que Référencement, Design et Cie, Imazine ou encore écrire pour le web, dont je vous ai déjà parlé. Cette journée était donc naturellement la bienvenue pour confronter les informations récoltées lors de mes lectures à d’autres acteurs de la branche (régies en ligne et entreprises actives dans le référencement).

La première présentation a été donnée par Pascal Rossini fondateur de Ads-Click et Sky-Click. Il nous a parlé de l’état actuel du web marketing et des changements dans la manière de s’adresser et faire participer les consommateurs (ou consoacteurs). Si j’ai trouvé qu’il forçait un peu trop le trait sur le risque pour les grands du marché conventionnel, il a tout de même été intéressant de se rendre compte du changement dans la relation entre le fabriquant, le marketeur et le consommateur. Il a, entre autre, bien souligné le fait que ce dernier devait être impliqué dans le succès d’un produit dés sa conception, tout comme le marketeur. L’exemple de Dell, dont j’ai parlé il y a quelques jours, montre, selon moi, ce que Pascal Rossini a voulu nous démontrer, puisqu’elle essaie d’impliquer leurs clients dans la mise à jour de leur catalogue.

Fabrice Mégange et Estelle Schomann de Mirago (qui va s’implanter en Suisse prochainement) nous ont, ensuite, parlé du fonctionnement des liens sponsorisés et mis en avant la complémentarité avec le référencement naturel (l’un n’excluant pas l’autre). Si je n’ai encore jamais utilisé ce type de service (Mirago ou Adsense par exemple), j’ai déjà regardé comment celui de Google fonctionne, les explications données n’étant toutefois pas inutile.

Après une pause café, Martin Demierre de TouchMind est revenu sur le sujet précédent pour nous parler du choix des mots clefs et de l’importance de lier ceux-ci à une campagne adaptée. Lors d’explications sur l’après click, il a mis en avant la nécessité de suivre l’utilisateur et l’importance des outils de statistiques tel que Google Analytics ou iMinR (ce dernier peut, avec son systême de variable personnalisée, être très utile dans cette opération), puis l’adaptation des résultats à sa campagne. J’ai également trouvé très intéressant la notion de campagne, dont le but n’était pas d’amener le visiteur à cliquer sur le lien, mais simplement de faire connaître son nom ou une marque.

La présentation par David Pihen de LegitiName des limites légales des liens sponsorisés, entre autre avec l’utilisation du nom de marques ne nous appartenant pas dans les mots clefs, et encore de la réaction à avoir lorsque l’on est victime de tels abus, fut très instructive. Il est bon de savoir ce que peut et devrait faire toute société pour protéger son nom et ses marques sur internet. Ceci passe bien sûr par leurs enregistrements au niveau européen, et par une veille sur l’utilisation de leurs noms (Google Alert est un outil de base très utile pour cela).

Ce fut enfin l’heure de la pause repas où j’ai eu plaisir, en compagnie de mon associé Julien, de discuter avec David Pihen. Nous avons tout particulièrement parlé de l’information sur l’individu et l’entreprise sur internet, des sujets que j’apprécie actuellement. Nous avons également pu en savoir plus sur le travail et les outils mis en place par sa société pour protéger les marques de leur détournement sur internet.

Fabrice Mégange et Estelle Schomann sont revenus pour nous faire une présentation de l’outil Mirago, afin d’approfondir, par la pratique, la configuration d’une campagne et l’utilisation des diverses possibilités mises en place par la plupart des outils du genre. Il est encore utile d’expliquer qu’il faut tenir compte d’éléments comme les horaires dans la diffusion de nos annonces.

J’ai apprécié la présentation suivante de Andreas Hassel, Prezen : les pages d’arrivée après le click. En effet, cet aspect est souvent négligé, puisque l’on tombe souvent sur la page d’accueil du site annonceur, qui nous demande un  important effort supplémentaire pour trouver l’information que nous sommes venus chercher. Il a donc démontré l’importance d’une page d’arrivée sur laquelle le client potentiel sera plus facilement amené à concrétiser l’objectif de la campagne (achat, inscription à une newsletter, …). Il est donc primordial d’en créer une exprès pour le lien sponsorisé qui y mène, de répéter le mot clef, et donner des informations claires permettant aux visiteurs de concrétiser ce pourquoi on l’a fait venir. Il ne faut pas non plus négliger l’idée de mettre en place une promotion qui lui est réservée, afin de l’inciter un peu plus à passer à l’acte immédiatement. Encore une fois, il faut savoir tester différentes choses dans le temps, afin de voir ce qui fonctionne le mieux.

Gilbert Wayenborgh de Deepindex devait ensuite nous faire une présentation sur la meilleure façon de monétiser son site. Finalement, nous avons eu droit à une présentation du parcours de son entreprise.

Pour terminer, Pascal Rossini a fait une démonstration très intéressante du Pay Per Call à travers l’outil de sa société Sky-Click. Au delà du rappel automatique lié aux liens sponsorisés (puisqu’il est aussi et surtout possible de mettre ce type de lien sur votre site), j’ai trouvé leur outil à priori très bien fait. Voici comment ça se passe : le visiteur clique sur un lien qui lui ouvre une fenêtre, dans celle-ci on lui demande son numéro de téléphone ou identifiant Skype ainsi que son nom, prénom et de choisir une langue parmi celles disponibles ; il confirme et on lui demande de patienter. La centrale transmet alors aux opérateurs pouvant répondre à l’appel (selon le sujet et la langue) qu’une demande est en cours, une fois que l’un d’eux l’a acceptée, le visiteur en est informé et son téléphone (ou Skype) sonne. Les points importants sont que le client ne paie rien, que leur logiciel peut utiliser un CRM (la démo était avec SalesForce, mais il est selon lui possible de le faire avec beaucoup d’autres), que celui-ci utilise Skype coté opérateur, qu’il ne demande que l’installation d’un petit logiciel sur le poste de celui-ci, et enfin que le coût est au mois et par machine équipée (par contre les prix qu’il nous a donnés ne correspondent pas à ceux trouvés sur leur site). Un dernier point, dans le cas où aucun opérateur n’est connecté, un formulaire différent apparaît.

Nous avons encore discuté et posé des questions avant que cette journée n’arrive à sa fin. Je suis très content d’avoir été présent et, comme d’habitude dans ce type d’événement, pris plusieurs contacts utiles.