Faire le ménage dans sa Gentoo
Le temps passe est ma Gentoo s’encrasse ; à force d’installer des logiciels pour les supprimer aussi tôt après les avoir essayés on se retrouve avec un grand nombre de dépendances orphelines ; à chaque mise à jour le répertoire distfiles grossis ; on fini par avoir des slots inutiles mais dont portage ne se souciera pas.
Il est donc utile de faire le ménage de temps en temps, pour commencer ce n’est pas une mauvaise idée de jeter un œil à son fichier world et de désinstaller les logiciels dont on a pas besoin (dans le doute il vaut toujours mieux en laisser trop que pas assez) :
$ cat /var/lib/portage/world $ emerge -Cav package-name
Pour la suite nous avons besoin de deux packages (gentoolkit et udept):
$ emerge -av app-portage/gentoolkit $ emerge -av app-portage/udept
Maintenant le but est de retiré du fichier world les packages qui ne sont que des dépendances. Attention tout de même, si un package est noté comme dépendance d’un autre mais qu’on en a de toute façon besoin il ne faut pas l’effacer. Il n’est pas bête de faire également un backup du fichier world, on ne sait jamais. On peut également en profiter pour mettre à jour ses USE flag afin de fignoler le tout.
$ cp /var/lib/portage/world /var/lib/portage/world.bak $ dep -pw
La commande dep va donner la liste des packages qui se trouvent dans le fichier world et qui font partie des dépendances d’autres ebuilds. Il faut maintenant effacer dans le fichiers ceux qui doivent être traiter comme des dépendances (mais laisser ceux que on désire garder même si ils sortent de la chaine de dépendance).
On peut maintenant supprimer toutes les dépendances inutiles (attention, le système peut rencontrer une certaine instabilité depuis maintenant et jusqu’à la fin des opérations qui vont suivre).
$ dep -as
La commande dep va proposer de désinstaller un certain nombre de packages, il est possible que certains ne doivent pas l’êtere, il suffit alors de les ajouter au fichier world avec la commande suivante :
$ emerge -v --noreplace package-name
Une fois qu’on est d’accord avec cette liste on peut laisser portage faire son travail (s’est ici qu’il peut arriver de supprimer des dépendances qui ne devraient pas l’être mais ceci sera réparé plus tard).
Il faut faire la même chose pour supprimer les slots inutiles :
$ dep -aP
Voilà, le ménage est fait mais il faut maintenant s’assurer que le système est complet et stable de la façon suivante :
$ emerge -uDNav world && revdep-rebuild
Ces deux commande vont recompiler des dépendances qui aurais malencontreusement été effacées, éventuellement mettre à jours les packages dont les USE flag ont changés et recompiler les binaires dont les dépendances envers des librairies auraient été brisées.
Pour terminer faire le ménage dans le répertoire distfiles avec la commande suivante :
$ eclean -d distfiles
Voici une Gentoo comme neuve, prête à repartir pour un tour.
Linux, gentoo, gentoolkit, howto, maintenance, portage, tips, udept
Créer un patch avec diff
J’ai du créer un patch pour faciliter le déploiement de quelques modifications mineurs sur le site web d’un client par leur technicien. J’ai finalement trouvé quelques exemples de l’utilisation de diff et de patch. Je cherche ces informations à chaque fois que j’en ai besoin car je n’utilise pas cette technique très souvent.
Donc pour faire un patch il faut évidement avoir gardé une version du contenu avant les modifications, se contenu étant le répertoire old, le nouveau contenu étant le répertoire new (ces noms ont aucune importance, il faut simplement avoir ces deux répertoires). Donc nous créons le patch à partir de ceux-ci.
diff -urN ./old ./new > file.patch
-u : le format du patch est unified
-r : créer le patch récursivement
-N : Les fichiers absents sont considérés comme des fichiers vides
Nous allons le tester en faisant une copie du répertoire old vers test par exemple et y appliquer le patch de la manière suivante.
patch -p1 -d --dry-run ./test < file.patch
-p1 : afin d'ignorer le nom du premier répertoire (en effet, celui utiliser
pour créer le patch n'est pas forcément le même que celui où il doit
être appliqué)
-d : spécifie le répertoire où le patch doit être appliqué
--dry-run : n'applique pas réellement le patch mais retourne tout les messages
et donc les éventuelles erreurs généré lors de son application
Si il n’y a pas d’erreur, lancer la même commande sans —dry-run puis contrôler que tout s’est bien passé avec la commande diff.
diff -urN ./new ./test
Si elle ne retourne aucune différence s’est que tout va bien.
Lors de l’application final il est conseillé de faire une copie des données pour commencer, de lancer patch d’abord avec —dry-run, et si tout se passe bien de le lancer sans après.
